Qu’est ce qu’une Psychothérapie…Arthur nous dit tout.

Beaucoup de patients se questionnent sur ce que nous pouvons faire en thérapie. Certains arrivent avec des idées préconçues : « j’ai des phobies, faites vous des TCCs ?», sans finalement trop savoir de quoi ils parlent. Et d’autres s’interrogent sur ce que l’on va faire, comment la thérapie va s’organiser, sur ce qu’il faut dire…. Arthur va tout vous révéler. 

Aujourd’hui, nous pouvons dénombrer plus de 400 psychothérapies différentes. Chacune semble proposer une formule miracle permettant d’apporter une solution à une problématique bien identifiée. Les instances médicales comme l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) ou l’ARS (Agence Régionale de la Santé) s’appuient par ailleurs sur des données d’études scientifiques pour recommander un type de thérapies selon les problématiques rencontrées : par exemple des TCCS (Thérapie Cognitives et Comportementales) pour résoudre des problématiques anxieuses ou l’EMDR pour résoudre des traumas complexes. Or chacune des études sur lesquelles se basent ces recommandations peut être critiquable par le fait que les patients qui y sont représentés sont sélectionnés sur des critères bien définis qui ne sont pas toujours ceux que nous retrouvons au cabinet…et puis cela revient à considérer l’Homme comme une machine, là où une multitudes de facteurs psycho-sociaux peuvent venir impacter l’accompagnement proposé. C’est ce que l’on appelle le « DOBO BIRD VERDICT ».

Dans la majorité des pays occidentaux, nous distinguons 3 approches thérapeutiques principales : 

Les thérapies analytiques ou psychodynamiques : Elles sont à la source de l’ensemble des thérapies que nous connaissons aujourd’hui. Découvertes et proposées par Sigmund FREUD à la fin du XIXème siècle , la psychanalyse reste un courant encore très répandu. Elle consiste à faire élaborer un patient, en général allongé dans un divan, afin de l’aider à résoudre des conflits inconscients qui ont un impact sur son quotidien. Elles se basent sur le fait que des traumas passés peuvent être « refoulés » dans l’inconscient et resurgir inopinément dans le conscient via des conduites ou des comportements inadaptés ou problématiques. Mettre en lumière ces trauma viendrait résoudre le conflit. Au XXIème siècle, les thérapies analytiques classiques tendent à évoluer autant dans leurs approches théoriques que pratiques. Elle se réalisent alors majoritairement en face à face, en présence d’un thérapeute qui parait plus en interaction avec son patient.

Les thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles : Développées dans les années 50 par des psychologues comme Beck et Ellis, elles se basaient sur le modèle conditionnel qu’un comportement ou qu’une pensée pouvait être modifiée par une série d’exercices, pour permettre au patient « d’apprendre un comportement ou une pensée » plus adaptée. Elles sont par exemples fortement recommandées dans les phobies et proposent des résultats rapides et selon les études relativement efficaces. L’intérêt de ces thérapies et leur diffusion repose essentiellement sur le fait qu’elles soient plus étudiées scientifiquement mettant en exergues des protocoles précis à appliquer suivant la problématique repérée du patient. Plus tard, l’aspect émotionnel a été intégrée dans ce que l’on appelle les modèle dits de TCCE ou TCC de 3ème vagues. Les approches telles que l’ACT, l’EMDR ou la thérapie de la cohérence en font parties. Elles introduisent notamment des modèles de pleine conscience, fortement répandu dans les année 2010…

Les thérapies systémiques : Elles ont pour avantage de considérer l’individu non pas comme seul mais comme inclu dans un système, très souvent familial mais il peut être également professionnel. Aussi, ce type d’approche ne parle plus simplement des symptômes, mais considère l’individu qui porte les symptômes comme révélateur de la problématique de l’ensemble du système. Il s’agit donc d’agir sur l’impact du système pour résoudre le problème où comprendre en quoi ces manifestations symptomatiques peuvent être révélatrices d’un dysfonctionnement du système. Par exemple, les thérapies familiales sont réalisées en présence deux thérapeutes dans une pièce portant une vitre sans teint, derrière laquelle un troisième thérapeute peut être amené à observer les interactions des membres présents, les enregistrer et les analyser…Les thérapies de couples, moins protocolaires, en sont également un dérivé. 

Mais comme Arthur nous le rappelle, les approches psychothérapeutiques sont multiples et évoluent avec les apports de la science et notamment des neurosciences. Les problématiques également. Il ne faut pas oublier que certaines pratiques sexuelles ou certaines orientations sexuelles comme l’homosexualité étaient encore considérées comme des pathologies qu’il fallait soigner au XIX ème siècle. La science, les prises de consciences, l’évolution des sociétés, ont permises que cela change, abolissant les thérapies dites de conversion (enfin pas encore dans tous les pays malheureusement). D’autres pathologies, comme l’autisme ont très longtemps été considérées à tords comme des problématiques relationnelles impliquant le lien mère-enfant. L’apport des neurosciences a permis d’observer que la problématique relevait davantage de problématiques génétiques.

Alors les approches thérapeutiques évoluent au fil du temps et des époques ! Certains concepts sont abandonnés, d’autres modèles sont crées, parce que l’Homme reste un être singulier en perpétuel changement. Mais ce que tendent à suggérer les méta-analyses d’aujourd’hui, c’est que dans la majorité des situations, ce n’est pas le type d’approche thérapeutique qui est prédicateur de son succès, mais la relation qui se dessine avec son thérapeute. Le tout est qu’un réel climat de sécurité et de confiance s’instaure. C’est ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique.  

Sources : 

  • Martin DJ, Garske JP, Davis MK. Relation of the therapeutic alliance with outcome and other variables: a meta-analytic review. J Consult Clin Psychol. 2000 Jun;68(3):438-50. PMID: 10883561.